La Donna del Lago - Garnier

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La Donna del Lago - Garnier

Message  cast-a-diva le Mar 15 Juin - 16:17

J'y suis allée hier, grosse déception. Niveau mise en scène, c'est le néant artistique. On y comprend rien, c'est lourd, c'est vieux, c'est pas original, ça plombe l'émotion... Un décor classique, des idées saugrenues (une harpe qui apparaît pendant le solo de harpe du 2e acte, wow, trop fort, on y aurait jamais pensé, un arbre qui disparaît sans grâce une fois la scène finie, on se demande ce qu'il faisait là ou pourquoi tout d'un coup il s'en va... etc). Quant à la direction des acteurs, c'est bien simple, y'en a pas. Moi qui ai fait du théâtre, on nous apprend à ne jamais faire d'allers et retours inutiles, sinon ça fait parasite et ça n'apporte rien. Ben vlan, en veux-tu en voilà, y'en a à foison. Le pire dans le genre étant Florez (j'ai déjà fait part de mon aversion pour ses gesticulations, mais là, c'était le pompon)... ça n'a pas manqué, si les chanteurs on été copieusement applaudis et félicités au lever de rideau, l'équipe de la mise en scène, en revanche, s'est vue accueillir par des huées. Et à ce que j'ai pu entendre des commentaires pendant l'intermission et après la perf, je n'étais pas la seule à rester hermétique à la vision de Lluis Pasqual... C'était vraiment étrange: un mélange de mise en scène conventionnelle -les décors, les costumes des principaux acteurs- et de "moderne" dans le sens où le choeur était habillé façon Traviata et que certains passages semblaient vouloir se démarquer du traditionalisme de la production. Plus trois danseurs intervenant de ci de là, en armure, avec une choré bizarre, qui était sensée représenter le dilemme d'Elena, prise entre 3 hommes, mais ça non plus, je n'y vois pas l'intérêt.

Sinon niveau voix, rien à dire. Florez en grande forme, je m'attendais à une voix assez petite, on me l'avait beaucoup répété, mais qui était audible. Le grand air du roi -ah, les gesticulations!!- chanté parfaitement, et avec ce qu'il faut d'émotion. Joyce, un peu moins en forme qu'à Genève -faut dire que la mise en scène ne l'aide pas et que la robe qu'ils lui ont collé n'arrange rien, elle doit constamment faire attention de pas se prendre les pieds dedans, et la mettre à l'abri de ses collègues au pas lourd- mais fantastique tout de même, le rondo final étant tout aussi magnifique. Barcellona en Malcom très impressionnante, un timbre un peu ingrat -ou alors c'est moi qui suis pas fan des altos- mais une puissance et une maîtrise de la voix à saluer. Quand au ténor chantant Rodrigo, Colin Lee il me semble, il s'en tire mieux que Kunde -imo- et le rôle est quand même très très difficile. J'ai trouvé qu'il se défendait pas mal.

Le rondo final, jugez par vous même